Camp King Elephant

J’avais besoin de souffler, de faire un break, de prendre quelques jours de repos. Le hasard faisant bien les choses, j’avais justement reçu une publicité alléchante dans ma boîte à mail. Je la reprends ici pour que vous puissiez vous rendre compte par vous même. On y parlait de week-end paresseux, de safari-aventures, de promenades dans la nature, de descente du Gange en rafting, d’initiation au yoga. Tout ça ! Cela avait vraiment l’air super. Les enfants avaient quatre jours de congés pour Thanksgiving, notre décision avait été vite prise. Adieu le smog, la grisaille, le stress et le chaos de Delhi, et à nous la petite retraite parfaite pour nous revitaliser : trois jours d’aventures dans le parc national de Rajaji, un jour et une nuit sous la tente le long des berges du Gange, et en prime un petite visite découverte de Rishikesh, la capitale indienne du yoga et des babas cools. La combinaison parfaite : aventures et exotisme, relaxation et spiritualité, bref, le meilleur de l’Inde à portée de main, et tout cela à un prix très raisonnable. Nous aurions eu tort de nous gêner.

train-shabadi-express
Dans le train Shabati Express

Ma douce et tendre était toute guillerette dans le train qui nous conduisait de Delhi à Haridwar, au nord ouest de Delhi, dans l’état d’Uttaranchal, aux confins de la chaîne himalayenne. Moi, j’étais plus taciturne, comme à mon habitude. D’abord, il était beaucoup trop tôt le matin pour que je puisse esquisser la moindre expression de joie de vivre, ensuite je n’avais guère aimé la traversée au pas de course de la gare de New Delhi. Nous n’avions avec nous que deux petites valises, à roulette en plus, mais nous avions quand même loué les services d’un porteur, un petit vieillard barbu et souffreteux, afin qu’il nous conduise à travers ce dédale de couloirs, de salles et de quais où une foule incroyable de gens vivaient, dormaient, et sans doute aussi mouraient, le tout dans un chaos indescriptible. Mais ma petite Catherine, elle, semblait transportée par la perspective du voyage. Elle photographiait à peu près tout et n’importe quoi, à commencer par son grognon de mari et les enfants encore tout ensommeillés, mais aussi les petits détails amusants du train, comme ces petits plateaux repas que l’on nous amenait à intervalles réguliers (et auxquels nous ne touchions pas par mesure de précaution), les garçons qui nettoyaient la vaisselle dans une eau douteuse à l’arrière du wagon, et tous les petits marchands qui montaient dans le train à chaque arrêt en gare pour nous proposer journaux, magazines, romans à la mode, snacks et autres petits articles de voyages.

Cinq heures plus tard, nous arrivions en gare d’Haridwar. De là, une voiture devait nous attendre qui nous conduirait à notre lodge en plein cœur du parc national de Rajaji. Organisation parfaite, rien n’avait été laissé au hasard par notre agence préférée  » Chérie voyage  » à Delhi (publicité gratuite). A la descente du train, nous nous étions donc dirigés vers la sortie de la gare d’un pas décidé. Une meute de  » taxis wallah «  (conducteurs de taxis) s’étaient jetés sur nous comme des mouches sur une crotte fumante.

  • – «Taxi!» «Taxi!».

Mais je les avais écartés d’un geste auguste et apaisant. Nous avions notre voiture, nous étions attendus. Merci beaucoup les amis !

  • – « Ok, Sir, no problem! Where are you going ? Special price for you, Sir ! Only for you ! »

Bon, apparemment, ils ne m’avaient pas très bien compris. En parlant lentement et en articulant bien, je les avais donc remerciés, une nouvelle fois, de leur immense sollicitude, tout en insistant bien sur le fait que nous n’avions rien besoin, merci bien, et du vent s’il vous plait.

  • – « Yes, Sir! Ok, Sir! I can drive where you want! My car, very cheap, Sir! You say your price, no problem ! What do you want to pay ?»

AAARRR !  Là, je dois dire que j’avais un peu craqué nerveusement. « Mais tirez-vous donc, bandes de bois-sans-soif, négriers, sapajous, singes hurleurs, cercopithèques. Nous avons une voiture ! Capito ? »

Voilà, j’avais dit tout cela, ou à peu près, genre le capitaine Haddock dans  » Tintin et le crabe aux pinces d’or  » quand il pique sa crise et qu’il fait fuir toute une armée de bédouins dans le Sahara par le seul fait par sa colère magistrale, avec encore quelques noms d’oiseaux supplémentaires auxquels Hergé n’avait même pas pensé. Mais ça y était enfin : ils étaient partis, ils avaient compris, ils nous avaient laissé seuls. Tous seuls … Car en fait, il n’y avait pas de voiture pour nous prendre. En tous cas, elle n’était pas là. Et m…

Nous nous étions donc retrouvés dans cette situation ridicule, où après avoir chassé vertement tous ceux qui étaient susceptibles de nous venir en aide,  nous attendions debout, tous les quatre, une voiture hypothétique à la sortie d’une gare pouilleuse  » in the middle of nowhere « . Des centaines de paires d’yeux nous observaient. Aux voituriers avaient peu à peu succédé des mendiants qui s’accrochaient à nos vêtements, des petits marchands ambulants, des diseurs de bonne aventure qui voulaient nous lire l’avenir dans les mains et des tas de curieux qui nous observaient à distance. Nous étions retournés vers les quais pour y attendre la suite des événements. Mais pas de panique : renseignement pris par téléphone auprès de  » Chérie voyage  » tout allait bien, il ne fallait surtout pas s’inquiéter, la voiture allait arriver dans « cinq à dix minutes » (NB : expression indienne populaire qui signifie que la personne que vous attendez va bientôt se mettre en route). En réalité, la voiture était arrivée 55 minutes plus tard. Inutile de dire que votre serviteur fulminait. Bien sûr, l’excuse était connue d’avance : « Traffic jam ». Embouteillages ! Ben voyons ! Haridwar est connue mondialement pour ses embouteillages monumentaux, surtout un samedi matin vers 11 heures, n’est-ce pas ?

En route^pour Camp King Elephant
En route pour Camp King Elephant

Bref ! On s’était donc mis en route, direction le « Camp King Elephant » notre complexe hôtelier situé en plein cœur du parc naturel de Rajaji, au-delà de Rishikesh. Deux bonnes heures de route et, pour y arriver, un trajet difficile. Heureusement, tout étant bien organisé, comme je le disais plus haut, un jeune commis de l’hôtel nous attendait en moto, à mi-chemin, pour nous servir de guide au moment où nous allions quitter la route asphaltée et commencer à suivre des chemins de terre sinueux. Catherine, toujours aussi optimiste, s’exaltait sur le pittoresque des charmants petits villages que nous traversions, alors que moi je me disais, in petto, que j’étais rudement content de ne pas y être né. Notre voiture, un minivan Toyota, éprouvait les pires difficultés à progresser sur ces chemins de campagne, nous étions ballottés comme des boules de Lotto un soir de tirage. Mais bientôt, la situation se corsa car il n’y eut plus de chemin du tout. Nous nous trouvions alors dans une espèce d’immense vallée entre flancs de collines, vallée dont le sol était constitué de pierrailles plates et tranchantes, un peu comme dans une carrière de pierres, sauf que de minuscules rivières nervuraient cette vallée comme les veines d’une main. Ce parcours aurait pu servir de «spéciale » à un rallye automobile, tant il était exigeant. Le petit gars en moto se débrouillait plutôt bien, il connaissait visiblement le terrain comme sa poche, par contre notre chauffeur fulminait et transpirait comme tout un régiment de lanciers du Bengale. C’était visiblement la première fois qu’il empruntait ce passage. Notre voiture, beaucoup trop basse, n’était pas du tout adaptée à un tel terrain; les bas de caisse et le pot d’échappement raclaient le sol quasi en permanence. Et je voyais venir le moment où les pierres tranchantes allaient lacérer les pneus du véhicule et les transformer en lambeaux.

Mais rien de tout cela n’était arrivé et nous avions finalement atteint notre but : le « Camp King elephant » de Rajaji. Mais tout de suite une impression bizarre nous avait envahis. Il n’y avait pas de portail d’entrée, une simple barre de bois coupé et ébranché barrait la route. Le gars était descendu de sa moto, l’avait retirée pour nous permettre de passer.  Quand au camp, il était constitué d’une demi-douzaine de lodges, en fait de simples bâtisses rudimentaires en briques rouges et toits de tôle ondulée. Tout avait l’air abandonné. Il n’y avait pas de voitures au parking, et pas d’autres clients dans le camp. Le jeune motard nous avait immédiatement conduits à notre logement, deux lodges contigus, à l’extrémité ouest. En fait, nous allions rapidement découvrir que le jeune motard en question était le manager de l’endroit, mais aussi le chef cuisiner, le guide ornithologique, le chef du service d’entretien, le responsable du service clientèle, de la sécurité, de la communication et du marketing, le comptable, le concierge et le caissier. Et sans doute bien d’autres choses encore. Véritable homme à tout faire, il était quand même assisté par deux jeunes « boys » qui se tenaient amicalement par le petit doigt et dont le sourire moqueur contrastait avec nos mines dépitées à cet instant.

Araignée du matin ...
Araignée du matin …

Près de la porte de notre lodge, une immense araignée jaune et noire avait tissé sa toile. Le motard-manager n’avait pas voulu y toucher, et nous non plus. On devait donc la contourner pour arriver chez nous. Catherine était allée installer les enfants dans leur maisonnette tandis que je découvrais la notre. C’était … comment dire ? Rustique. Très rustique. Et sombre. Vraiment très sombre ! Une maigre lumière blafarde transperçait le verre fumé des minuscules fenêtres de la pièce. Les murs en briques nues ruisselaient d’une étrange huile grasse, le sol était constitué d’une chape de ciment brut. Il y avait juste deux minuscules tapis râpés et élimés de part et d’autre du lit pour nous isoler du froid qui remontait par le sol. Le lit occupait la moitié de la pièce, il aurait pu abriter toute la famille tant il était spacieux. Le reste du mobilier était constitué d’une table basse et d’un fauteuil à ressort rongé par la vermine. Au fond de la pièce, une cheminée sommaire aurait pu apporter quelque espoir de chaleur, le soir venu, si elle n’avait été condamnée par une tôle métallique qui en barrait l’âtre. Pour accéder à la salle de bain attenante, il fallait presqu’enfoncer une porte vermoulue qui raclait le sol. Quant à la salle de bain en elle-même, elle était on ne peut plus simple : un évier, un WC et une douche de brousse que l’on actionnait en tirant sur une chaîne métallique. Notre salle de bain était séparée de celle des voisins (les enfants en l’occurrence) par un mur mitoyen qui s’arrêtait à mi hauteur, ce qui nous permettait de profiter en direct de leurs ablutions, leur tri-li-lis de pipis, ainsi que des bruits et odeur de prouts. Pas de baignoire, bien sûr. Mais de toute façon, il n’y avait pas d’eau chaude. Il n’y avait pas non plus d’électricité, si ce n’était une minuscule lampe à néon rechargeable, raccordée à un panneau solaire à l’extérieur. Voilà, voilà… L’inventaire des lieux avait été vite fait. J’étais retourné dans la chambrée et m’étais laissé tomber sur le lit (dur comme de la pierre, soit dit en passant).

Mon Dieu, qu’avais-je encore fait ? Comme un condamné résigné à l’heure du jugement, j’attendais le retour de Catherine et la sanction inévitable. Elle était entrée. Je m’étais levé, comme mu par un ressort, afin de la prendre dans mes bras et la réconforter. Mais contre toute attente, un sourire ravi éclairait son doux visage, son large sourire à la Meg Ryan que j’aime tant. « Tu as vu ? C’est génial ici ! » Elle avait dit « gé-nial » en appuyant bien sur chaque syllabe. Du coup, je m’étais rassis, attendant la suite, me demandant si c’était du lard ou du cochon. Mais elle avait l’air sérieuse, car elle avait empoigné notre valise et avait entrepris d’en extraire nos quelques petites affaires. Visiblement, elle s’installait. Nous allions rester.

Camp King elephant vu des collines environnantes
Camp King elephant vu des collines environnantes

Un peu plus tard, nous allions prendre notre premier repas dans le foyer central du complexe, une sorte de grand préau recouvert d’un toit de chaume, chichement meublé de quelques tables en bois brut (en fait des troncs d’arbres débités). Notre manager flanqué de ses deux boys toujours étroitement reliés par le petit doigt nous avaient amené notre frugal repas. Le « buffet à volonté » indiqué dans le prospectus publicitaire était en fait constitué d’un panier de chappattis, d’une casserole de riz basmati et de trois urnes en terre cuite dans lesquelles mijotaient des préparations assez peu ragoutantes. Cela ressemblait à de la nourriture de prisonniers. D’ailleurs, nous nous étions mis en file indienne (et oui …) et on nous avait servis à la louche. Le goût était conforme à l’apparence, mais, à ma grande surprise, Catherine s’était délectée de cette pitance végétarienne, et même les enfants avaient mangé de bon appétit. Moi, je m’étais contenté d’un bol de riz blanc, d’une chappattis et d’un morceau de chocolat à moitié fondu qui trainait dans mes poches depuis Delhi. Perdu dans mes pensées, je me demandais comment j’allais pouvoir tenir trois jours dans de telles conditions. L’espace d’un instant, un fol espoir m’avait envahi : j’avais pensé téléphoner à « Chérie Voyage » pour leur demander de nous envoyer un convoi de ravitaillement en vivres et boissons, mais j’avais dû rapidement déchanter. Pas de réseau pour mon GSM, et bien sûr pas de ligne de téléphone au camp … Nous étions faits comme des rats !

Franchement dit, je ne me suis jamais habitué à la nourriture de «  Camp King elephant ». L’événement majeur arriva le troisième jour où nous eûmes droit à du poulet, ce qui nous changea quelque peu des bouillies végétariennes que l’on nous avait servies jusque là. Mais il était mou et spongieux, visiblement pas assez cuit. Nous achevions discrètement sa cuisson dans les flammes du feu de bois. Dans un pays composé à 85% de végétariens, trouver de la bonne viande est toujours un problème, surtout dans les campagnes. Et encore faut-il savoir la préparer … Heureusement, il y avait les petits déjeuners où l’on nous servait des œufs frits « sunny side up » avec des pates.  Je faisais bombance pour le reste de la journée.

Au Safari Park de Chilla
Au Safari Park de Chilla

A propos de manger de la viande, j’ai eu peur un moment que ce soit nous qui servions de snacks à des tigres carnassiers lors de notre visite du safari parc de Chilla http://chillanationalpark.com/¹ le deuxième jour. En effet, nous avions embarqué, pour la visite, sur la plateforme arrière d’un pick-up truck dépourvu de toute protection, nous étions donc à la merci du premier tigre venu. Mais, heureusement, nous n’en avions rencontré aucun, ce qui n’est pas très étonnant d’ailleurs: le dernier recensement (datant de 1976 et sans doute exagérément optimiste) en dénombrait 26 sur un parc de 820 km², les probabilités d’en rencontrer un étaient donc minces, il faut bien le reconnaître. Heureusement donc, pas de tigres, mais hélas pas non plus de panthères, d’éléphants, et pas grand-chose d’autre à dire vrai à nous mettre sous la dent en terme d’animaux sauvages, à l’exception de quelques antilopes, qui s’étaient tenues à distance très respectable, d’un cochon sauvage, d’une famille de singes langurs ainsi que de nombreuses vaches (mais peut-on vraiment appeler ces bestiaux des animaux sauvages ?) … Quelques beaux oiseaux, malgré tout, dont un couple de calaos bicornes. Heureusement que nous avions emmené avec nous notre motard- manager-guide naturaliste car, en réalité, c’était un garçon charmant et très instruit : PHD, docteur en sciences de l’université de Jaipur au Rajasthan, spécialiste des questions environnementales et de l’ornithologie. On peut dire qu’il aura sauvé notre safari.

C’est d’ailleurs aussi en sa compagnie et sous a guidance experte que nous avons effectué une jolie promenade sur les collines avoisinantes le premier jour.

J’ai bien entendu râlé la majeure partie du temps que nous avons passé au « Camp King Elephant », mais néanmoins, je dois bien reconnaître que j’ai fini par me laisser gagner, moi aussi, par la quiétude de l’endroit et le charme inattendu de ce séjour proche de la nature. J’ai apprécié, par dessus tout, nos matinées de lecture paisible sur la terrasse du lodge, et nos soirées autour du feu de bois à contempler la voie lactée dans un ciel pur comme de l’eau cristalline. Ce fut aussi une expérience étonnante que de retrouver, si loin du pays de mon enfance, des sensations simples et presqu’oubliées, comme celle de se laver dans une bassine d’eau chaude que les boys nous apportaient le soir venu, ou s’endormir le nez plongé sous les couvertures et les pieds aux chaud grâce à la bouillote que nos petits amis nous déposaient dans le lit.

C’est donc finalement à regret que nous avons quitté le « camp King elephant », en route pour de nouvelles aventures, direction « Himalayan River Runners Camp », sur les berges du Gange, pour un après-midi sportif et une nuit sous la tente.

Mais j’arrête ici mon bavardage car je vois que j’ai déjà dépassé mon quota. Je vous raconterai la suite bientôt. Vous verrez, ce n’était pas triste non plus. Stay tuned !

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 ¹ J’espère que vous aurez eu la curiosité de cliquer sur ce site. C’est en effet du plus haut intérêt : on y présente les animaux du parc : le lion en tête. Des lions, en Inde, vous vous rendez compte ? Incredible India !

Pour visualiser nos meilleures photos de « Camp King elephant » et Rishikesh, cliquez sur le lien ci-dessous :

http://www.flickr.com/photos/jpmuller/sets/72157611376518291/

 

2 réponses à « Pas de chichis à Rajaji »

  1. Jean-Pierre,je suis « morte de rire »,j’attends la suite !

    Au fond,tu reviens de loin !si j’ai bien lu,au cours de ton enfance,tu ne disposais,donc, que d’une bassine pour tes ablutions ! C’est pas croyable !Une enfance très dure donc ?Voilà pourquoi tu t’adaptes si bien aux côtés aventureux de toutes ces expéditions…des sports extrêmes, en quelque sorte !
    Allez ! à la prochaine !

  2. Avatar de chantalhemroulle
    chantalhemroulle

    chic et chouette!!! comme d’hab!!! j’adore ta façon de relater les vicissitudes de votre séjour ….et tu m’as aussi bien fait rire!! en fait je ne suis pas étonnée de la capacité d’adaptation de super cath’….et non plus de ta propre capacité de faire contre inconfort belle ouverture d’esprit: ce fut ,du moins pour cette première moitié ,un séjour humainement enrichissant…et digne d’être raconté avec ta verve habituelle!!
    Ah jipi!! quel belle leçon de vie et d’adaptation!! Il est vrai que vu l’enfance « à la dûre et à la trique » que je t’ ai connue……Je ne peux que me réjouir de te savoir « armé » pour des circonstances extrèmes!!
    Merci à nos parents du siècle passé!!!!!!!!!!!!!!hein??
    Vite la suiiiiiiite!!! bisous à vous tous !!!

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