Et oui, voici donc ma centième chronique sur « Namasté Delhi ». J’ai pris un jour de congé aujourd’hui, tout spécialement pour rédiger ce billet. C’est une bonne manière de célébrer l’événement, n’est-ce pas ? Il était temps me direz-vous … C’est vrai que je n’ai pas été très prolixe ces derniers temps. Mais j’ai des excuses. Je suis passé par une période de forte turbulence, question santé, dont les péripéties que je racontais dans ma précédente chronique n’étaient que les prémisses. Je vous relaterai tout cela un jour, peut-être, mais en tous cas, je vous rassure : ça va beaucoup mieux. Je pense même que le bout du tunnel est enfin en vue.
Bref ! Tout a donc commencé il y a 17 ans, par un petit journal familial qui s’appelait alors « La Gazette de Shanghai ». Nous l’imprimions tous les étés en Belgique et nous y racontions nos meilleurs moments de l’année écoulée, accompagnés bien entendu d’une sélection de nos meilleures photos. Au fil des années, la petite gazette a pris de l’ampleur et, lorsque nous sommes arrivés à Houston et qu’elle a été rebaptisée « L’écho des Bayous », elle a même brièvement paru en couleur. Mais cela coûtait quand même fort cher, le nombre de nos « abonnés » grossissant d’années en années ; la tentation de passer à l’électronique a donc été la plus forte. Certains regrettent encore la bonne vieille version papier et je les comprends. Moi aussi, j’aime la sensation du papier entre mes doigts, et je déteste lire à l’écran. Donc, j’imprime beaucoup et me culpabilise beaucoup aussi pour tous ces pauvres arbres qu’on abat par ma faute. Bref ! « L’écho des Bayous » est donc devenu un blog, rebaptisé par la suite « Namasté Delhi » lorsque nous sommes arrivés ici, fin 2007.
Et voici donc venue l’heure d’un premier bilan : Cent chroniques, disais-je, et près de 15.000 visiteurs sur le blog à ce jour. Je sais que c’est un chiffre ridicule comparé aux blogueurs professionnels, mais moi je trouve que ce n’est quand même pas si mal.
Je voudrais d’ailleurs profiter de l’occasion pour adresser un petit coup de chapeau à WordPress, la plateforme de publication qui héberge « Namasté Delhi » (ainsi que 395.000 autres blogs dans le monde !), coup de chapeau pour la qualité du service qu’ils nous offrent à nous, les blogueurs fous que nous sommes. Et tout cela gratuitement, sans publicités et quasiment sans limitation d’espace. Waouh ! Ça c’est vraiment ce que j’appelle un service ! Et c’est tellement simple à gérer WordPress… Un vrai jeu d’enfant ! Tenez, pour l’occasion, j’ai décidé de relooker le blog, vous l’aurez sûrement remarqué si vous êtes un visiteur habituel. Et bien, grâce à WordPress, cela se fait en quelques clics. Ils nous proposent près d’une centaine de thèmes différents. Et il y en a pour tous les goûts.
Et parmi les petits gadgets que nous fournit WordPress, il y a un superbe tableau de bord, avec une foultitude de graphes et données statistiques en tous genres. Parmi celles-ci, un petit gadget très marrant à consulter, ce sont les mots-clefs que les internautes utilisent pour atterrir sur le blog. Car parmi vous, chers visiteurs, il y a bien sûr les abonnés (j’en ai huit actuellement !), qui reçoivent une notification dès qu’il y a un nouvel article, il y a aussi les habitués, ceux qui ont enregistré « Namasté Delhi » dans leurs favoris ou en RSS feed, et puis, il y a tous les autres, c’est-à-dire la grosse majorité des 15.000 hits, qui sont arrivés ici un peu par hasard, en googlelant, autrement dit via les moteurs de recherches. Je vous rassure : que vous apparteniez à l’une ou l’autre de ces catégories, vos visites sont toujours anonymes; je ne sais donc pas qui vient sur le blog, mais, par contre, grâce aux tableaux statistiques, je peux savoir à tout moment combien d’internautes y viennent et par quel moyen ils y arrivent.
Et pour l’occasion, j’ai décidé de vous livrer mon « best off » des mots-clefs les plus drôles (ou les plus tordus !) utilisés par les internautes dans les moteurs de recherche pour arriver sur « Namasté Delhi ». Je vous les livre ci-dessous tels qu’ils ont été tapés. Bien entendu, espiègle comme vous me connaissez, je n’ai pas pu m’empêcher d’ajouter un petit commentaire (entre parenthèses). Commençons comme il se doit, par l’Inde, notre cher pays d’accueil :
- se baigner pas loin de delhi (Ça, ça va être dur ! À la piscine de votre hôtel, peut-être ?)
- j.aime vivre a delhi (Vous m’en voyez ravi !)
- capitale de l’inde new delhi (Bravo ! Très bonne réponse !)
- delhi Belgique (Ah ben non ! Vous dites n’importe quoi là …)
- de quel pays vient le nom de namaste (Je me demande…)
- indienne de l inde (Vous faites bien de préciser. Vous risqueriez de tomber sur Pocahontas !)
- deesse namaste (Ah non ! Namaste, ce n’est pas une déesse : ça veut dire bonjour !)
- examen pratique du permis de conduire en Inde (Jamais entendu parler de ça !)
- j’ai un vol depart delhi y a t il des procedure a faire pour cause de la bacterie (Là, on sent la personne qui maîtrise parfaitement la technique de recherche sur Google !)
- maisons closes delhi (Alors là, si j’étais vous, je n’irais pas là ! Beurk !)
- précautions à prendre pour une blonde à New Delhi en Inde (Je suggère de vous teindre en brunette ou en noire, ce sera moins voyant…)
Je reçois aussi beaucoup de trafic d’internautes cherchant : « la route des indes valenciennes ». Intrigué par cette requête récurrente, j’ai fait quelques recherches. Et il s’avère qu’il s’agit en fait d’un restaurant indien, à Valenciennes. Alors, je précise pour les futurs internautes égarés : Namasté Delhi, n’est pas un restaurant indien, mais bien un blog, où vous serez toujours les bienvenus. Pour le restaurant, voici les coordonnées complètes : 3, Place de l’Esplanade, 59300 Valenciennes, France – tel 03 27 46 48 04. Il paraît que le poulet tandoori est fameux. Bon appétit !
Dans le chapitre « questions et remarques insolites », voici quelques perles :
- seul dans grand appartement (Oui, je sais, j’ai connu ça aussi à mon arrivée à Delhi …)
- coupures de courant et relations sexuelles (Venez à Delhi, vous allez prendre votre pied !)
- sortie pieds nus (Pourquoi pas, si vous y tenez ! Chacun son truc après tout …)
- trouver une passion commune avec son conjoint (Avez-vous essayé de couper le courant ou de sortir pieds nus ?)
- le roi albert à l’ambassade de Belgique (Oui, il est venu. Il m’a même serré la main !)
- combien mesure un crabe de cocotiers sau (Sau ? Sau quoi ? Soyez précis, si vous voulez qu’on vous aide !)
- combien de temps bougies au congélateur (Ben, je ne sais pas, moi. Cela dépend … Mais pourquoi vous voulez les mettre au congélateur les bougies ??)
- d excuse dÉrangement travaux (Non, y a pas de problème. Ici, on a l’habitude vous savez !)
- temple imagesize:1920×1080 (Ah ! Ben voilà une question intéressante !)
- calecon blindé (Oui, moi aussi, depuis que ma fille Luna m’a fait une démonstration de Tae-kwon-do !)
- la « bête infame » (Non, mais dites donc ! C’est de moi que vous parlez ??)
- quel machine utilize les demenageur pour hisser des meuble (jeu pense que sa sapelle un monte-charge.)
- vue depuis l’île de la roqueta acapulco (Y a pas de vue ! Y a rien à voir. C’est craignos ! Je le sais, j’y suis allé.)
- la maladie de texane (Oula ! Ben mon pauvre ! Vous avez essayé Doctissiomo.fr ?)
- quand je mange quelque fois ça me bloque derrière le dos (Embêtant ça ! Surtout pour se lever de table !!)
- dompéridone crampes bruyantes (Navré pour vous mon vieux, mais je ne suis pas médecin, moi ! Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à la fin ?)
J’avais écrit une chronique sur mon gros blues au moment de quitter le Texas. C’était en novembre 2007. J’avais intitulé cela « Syndrome Texan Obsessionnel Impulsif Caractérisé » Ce titre m’a valu un franc succès et un trafic intense en provenance de toute une série de gens frappés de troubles psychiatriques et qui cherchaient visiblement réponse à des problèmes tels que : « troubles obsession-nels compulsifs », « syndromes obsessionnels», « comment se soigne un trouble obsessionnel ? », et bien d’autres du même tonneau. Je pense qu’il y a un gros filon à exploiter et je vais me mettre sous peu à potasser une encyclopédie de psychiatrie afin de pouvoir répondre à tout cela. D’ici là, je préviens que je ne soigne que les troubles impulsifs (ou compulsifs, j’accepte aussi) liés, de près ou de loin, au mal du Texas. Mes honoraires sont élevés, mais je dispose d’une compétence sans limite à ce sujet.
En matière de mots clefs, je ne peux évidement passer sous silence les obscénités et monstruosités à caractères sexuelles. J’ai donc reçu la visite de personnes cherchant notamment, je cite : « namaste yoga nue », « le plus gros « lingam » (le penis de shiva) », « groupe de femmes blanches nues », « je me tape ma cousine jolie », « mettre des poids au pénis chez les sadhus en inde video » et j’en passe … En fait, j’en passe beaucoup et de bien plus salasses, car, d’une part, mes enfants me lisent (bon, je sais ma fille ainée a 22 ans, mais j’en ai quand même encore une de 12 …) et d’autre part, je me refuse à reproduire ici de telles insanités, car je ne tiens pas à attirer sur Namasté Delhi tous les obsédés sexuels et autres malades mentaux de la terre, une fois que le blog aura été réindexé par Google. Déjà que je me demande bien comment ils ont pu atterrir ici une première fois avec de pareils mots-clefs. Non, question sexe, à part la poitrine dénudée de Janet Jackson, les « internautes à une main » ne trouveront rien à se mettre sous la dent sur Namasté Delhi. Désolé pour la Janet, mais là, je n’avais pas pu résister. C’était le jour de la finale du superbowl à Houston. Ce fut un séisme majeur aux States. Ce maladroit de Justin Timberlake lui avait déballé la laiterie en public. Un séisme, je vous dis ! L’équivalent de 8 sur l’échelle de Richter. La chronique s’appelait Cachez ce sein … Ce n’est sans doute pas le meilleur billet que j’ai écrit, mais j’ai bien rigolé quand même en racontant cette histoire.
Cette transition habile me permet de terminer sur le « best off » des meilleures chroniques du blog.
D’après les statistiques, la chronique la plus lue, et de très loin, c’est celle que j’avais écrite sur nos petites vacances à la Martinique en 2006, Martinique, fleur des Caraïbes. Allez savoir pourquoi … C’est un petit billet charmant, certes, mais qui servait surtout de prétexte pour emmener l’internaute vers notre site de photos. Toujours est-il que des tas de gens le visitent brièvement. Tout à l’heure, dans ma revue des mots-clefs favoris, j’ai omis volontairement tout ce qui touchait à la Martinique, par exemple : La Martinique, fleur de Martinique, cocotiers de Martinique, photos de Martinique, filles de Martinique etc, etc. Je dois reconnaître que cela représente au moins 50% de mon fonds de commerce ! C’est que voyez-vous, avec internet, c’est un peu comme dans la rue. S’il y a subitement un attroupement, tout le monde vient voir. Et plus y a de gens, plus y a de gens … C’est la même chose. Donc, voilà, j’ai beaucoup de visiteurs sur ce billet, et j’ai parfois envie de remplacer le texte qui s’y trouve par ces simples mots : « Circulez, y a rien de voir ! » Avouez que ce serait marrant ! En deuxième positon, vient Y a-t-il quelqu’un pour pisser sur le Président ? Et là, évidement, c’est le titre un peu racoleur qui explique le grand succès, bien que l’histoire soit du plus haut intérêt et … franchement surréaliste (pourtant tout à fait authentique). En troisième position, on trouve La route des Indes ; c’était le petit billet que j’avais posté à Houston pour annoncer notre prochain départ pour New Delhi. Et là, je trouve que c’est trop drôle de relire cela à posteriori, l’idée qu’on s’en faisait de L’inde. C’est ce que j’appelle aujourd’hui le « Syndrome de Bollywood », l’hallucination collective que l’Inde exerce sur les Occidentaux… Mais bon, pas de regret, hein ! Quand le vin est tiré, il faut le boire, expression favorite de mon héros d’enfance Bob Morane ! En quatrième et en cinquième position viennent Nirvana au-dessus du Gange (Un grand moment !) et New Delhi, bordel de m… (J’aurais voulu reprendre l’avion dans l’autre sens !). Puis, les 5 suivants : Six mois pour sauver Delhi (Il n’y a pas eu de miracle !), Une larme sur la joue du temps (Ah ! Le Taj Mahal !), Surmenage à Golconde (Je pense que c’est la seule fois où j’ai parlé de mon boulot sur mon blog », Prom ! (Seigneur, comme elle était belle notre Ju-Ju !) et Luna : Je voudrais être blonde et avoir des poils (le monde à l’envers, n’est-ce pas ?)
Si vous me permettez de vous donner mon avis, ce hit parade des billets les plus consultés ne correspond pas nécessairement aux véritables « best off » des meilleures chroniques du blog. Franchement dit, je les aime bien toutes, sinon, je ne les aurais pas postées. Mais j’ai quand même mes préférées, que je relis régulièrement et toujours avec le même plaisir. En Chine, dans ce qui s’appelait alors « La Gazette de Shanghai », je mettrais à égalité La Mer du Nord, c’est encore loin ?, Home Sweet Home et Le caleçon du Père Noël. Aux States, mes préférés sont Big thicket pour l’aventure, Belgian kiss, La plus noble conquête du Texan et Luna aime bien l’avion. En Inde, sans hésiter, je place en première position Fast pass in Mumbai. Et parmi nos souvenirs de vacances, j’épinglerai particulièrement On n’avait jamais été aussi près du paradis et Paraiso Acapulco.
Et puis, il y a toutes les interviews et les histoires que j’ai consacrées aux enfants, et là évidemment, je serais bien incapable d’en retenir une en particulier. Ce sont tous des instantanés de moments très privilégiés avec les enfants, lorsqu’ils se confiaient à moi, et dans lesquels, à travers mes mots, j’essayais de retranscrire leurs émotions, leurs joies, leur tristesse et leurs angoisses du moment. A travers ces chroniques, ils découvrent, ou découvriront, certains trésors de leur enfance. Je sais que Julie relit souvent ces histoires, elle est incontestablement ma plus fidèle lectrice; Luna (12 ans) aime beaucoup que je lui lise certaines chroniques le soir, surtout lorsqu’il y est question d’elle. Tom (17 ans) n’est pas très accroc, mais cela viendra peut-être.
Bon j’arrête là pour aujourd’hui. Cela m’a fait un bien fou de replonger dans les profondeurs de ce blog et dans ces 17 ans d’histoire de notre famille. Cela m’a redonné envie d’écrire de nouveau. Et cela tombe bien car j’ai quelques idées. Je peux même déjà vous « teaser » un peu, à la façon de ces grandes chaînes télé américaines : « Coming up on Namasté Delhi » : un billet « spécial Julie » (cela fait longtemps que je n’ai plus écrit sur la Musaraigne !), une chronique intitulée « l’art de vivre » sur les premières expériences de votre serviteur dans le monde du yoga et des gurus indiens, une autre au titre provisoire « les fourmis roulantes » où il sera question du trafic à Delhi, et enfin « Egoismo supremo » un billet très acide sur l’indianité ordinaire, dédié en particulier à la voisine du n°56 Anand lok. Stay tuned !



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