Je crois que c’est la première fois que nous gagnons le gros lot d’une tombola. Quand ma douce et tendre m’avait « skypé » au bureau pour m’annoncer qu’elle avait gagné le premier prix à la tombola de son club de dames, j’avais à peine esquissé un haussement de sourcil pour marquer ma satisfaction face à la caméra.

C’est qu’en général, quand on gagne quelque chose, ce sont des bons d’achat qu’on n’utilise jamais ou des objets affreux qu’on recycle à d’autres tombolas ou qu’on refile à des gens qu’on n’aime pas trop, en guise de cadeaux d’adieu. C’est pour cela que je n’avais pas été d’une grande exubérance à l’annonce de cette nouvelle. Je m’attendais encore à un truc bidon. Cette fois, c’était un safari pour deux personnes, trois jours et deux nuits à Marataba, dans le Limpopo. Je l’avais félicitée en lui disant que bravo, c’était vraiment super, mais que désolé j’avais du boulot, et à ce soir à la maison !

Dans l’après-midi, j’avais quand même « googelé » un peu pour voir de quoi il retournait. Et là, j’en étais resté comme deux ronds de flanc. Marataba Safari Lodge : Un lodge 5 étoiles avec la cote de 5 sur 5 sur TripAdvisor, l’une des réserves privées les mieux classées de toute l’Afrique du Sud. Ils ne s’étaient pas moqués de nous, chez Bichin. Waouh !!!

Et effectivement quand on avait débarqué, quelques semaines plus tard, nous avions été immédiatement subjugués par le charme de l’endroit. Nous dormions sous la tente, mais cette tente-là n’avait rien à envier aux suites des palaces de luxe. Elle était montée sur un plancher en bois délicatement verni qui se prolongeait sur une immense terrasse avec vue à couper le souffle sur la réserve ; elle était climatisée et chauffée et dotée d’une salle de bain au centre de laquelle trônait une grande baignoire sur pieds, style rétro, le genre de salle de bain qu’on voit dans les magazines de design. Il y avait même une douche en plein air, et à l’abri des regards, pour admirer la nature dans la tenue d’Adam et Ève. Le bonheur ! À notre arrivée, la tente était illuminée de dizaines de petites bougies décoratives, c’était féerique.

marataba tente

Ça, c’était au moment d’aller nous coucher le premier soir. Auparavant nous avions eu quelques émotions… En fait, nous étions arrivés au lodge vers le milieu de l’après-midi, juste à temps pour le départ des jeeps pour le safari de la fin de journée. Nous avions donc laissé nos bagages à la réception et avions embarqué immédiatement pour notre première aventure. Et question aventure, nous avions été servis …

Notre ranger s’appelait Gerhard. Il me faisait un peu penser à notre ex-Vice-Premier Ministre, Willy Claes, non seulement physiquement, mais aussi par son accent Afrikaans très proche de l’accent flamand. Il était très loquace, le Gerhard, il arrêtait souvent son Toyota 4X4, dès qu’il repérait une trace digne d’intérêt et y allait de son petit laïus, une vraie pipelette. Il s’arrêtait aussi pour les cacas. Il aimait bien les cacas, Gerhard. Il disait qu’on apprenait plein de choses avec les cacas. Il savait évidemment toujours à quel animal les attribuer, et il en détaillait aussi le contenu et la fraîcheur, n’hésitant pas à mettre la main à la pâte, si j’ose dire! Moi, je regardais souvent ailleurs, et je faisais semblant de ne pas écouter quand il parlait des cacas, car je n’avais pas du tout envie qu’il me les fasse tâter aussi. En tous cas, une chose est sûre, il en connaissait un bout sur la faune et la flore. Il m’impressionnait, ce qui n’est pas facile. C’est que, comme je le dis souvent, je connais l’Afrique, alors forcément … Bref ! Au-delà des arrêts caca, la promenade en 4X4 était digne du plus grand intérêt. Les animaux étaient visiblement habitués aux véhicules de la réserve et se laissaient le plus souvent approcher sans crainte. Nous avions ainsi pu admirer une grande variété d’antilopes, des zèbres, des girafes, mais aussi des renards, des chacals, et bien sur des éléphants et même des rhinocéros blancs.

Le soleil allait bientôt se coucher lorsque nous étions arrivés au bord de la rivière Matlabas dont le débit est contrôlé par deux barrages, situés en amont et en aval de l’endroit où nous nous étions arrêtés. Nous allions monter à bord d’une embarcation plate, qui ressemblait vaguement à un gros radeau, le Ms. Mara, afin de prendre l’apéritif au milieu de la rivière, tout en admirant le coucher de soleil sur les superbes collines du Waterberg. L’endroit était magique. On ne pouvait pas rêver plus romantique. La vue était à couper le souffle, la végétation splendide et la rivière recelait une incroyable biodiversité dans sa faune, en particulier de nombreuses espèces d’oiseaux. Dans la rivière, des hippopotames semblaient jouer à cache-cache autour de nous, en apparaissant et disparaissant à notre vue, comme autant de sous-marins.

Ms Mara on Matlabas River

L’apéritif aidant, nous avions rapidement brisé la glace avec nos compagnons de voyage, deux jeunes couples de Sud-Africains, un avocat d’affaires et un banquier ainsi que leurs épouses respectives. Il s‘intéressaient beaucoup à notre vie nomade, et s’inquiétaient de savoir si nous aimions l’Afrique du sud. Évidemment on leur avait dit que oui, et nous avions trinqué abondamment à leur beau pays. Pendant ce temps, notre embarcation dérivait lentement vers le barrage situé en aval, le moteur coupé, afin de ne pas troubler la quiétude de ce crépuscule majestueux. La nuit était quasiment tombée lorsque Gerhard avait allumé le moteur pour virer de bord, remonter le courant et rejoindre le véhicule en amont.

Nous étions en train de bavarder tous les deux à ce moment, et je l’avais soudain vu blêmir quand il avait essayé à plusieurs reprises d’enclencher une vitesse. En vain ! Le moteur s’emballait, tournait dans le vide, quelque chose ne fonctionnait pas dans le système d’embrayage.

La situation était grave : sans moteur, le bateau continuait à dériver vers le barrage. S’aidant d’une gaffe et de rames de fortunes, Gerhard et un des gars avaient finalement pu le diriger vers ce qui ressemblait à une petite crique, où nous nous étions échoués.

Dans la nuit qui était tombée, tout prenait soudain un aspect inquiétant. L’obscurité bien sûr, mais aussi et surtout les bruits de la brousse. L’endroit où nous avions accosté était touffu, marécageux, et la végétation avoisinante pouvait cacher mille et un dangers. Et aussi brusquement que l’obscurité était tombée, la fraîcheur nocturne nous avait enveloppés. Nous avions laissé nos vêtements chauds dans le 4X4 qui devait se trouver à quatre ou cinq kilomètres en amont, sur la rive opposée. Nous grelottions. Malgré la pénombre, et les nombreux méandres de la rivière, Gerhard croyait reconnaître l’endroit où nous nous trouvions. Il avait alerté le lodge avec la radio de bord pour demander secours et nous avait enjoints de débarquer. D’après lui, nous serions plus en sécurité sur la berge: un prédateur pouvait sauter sur le bateau à tout moment. Et, renseignements pris, il avait laissé son arme dans le véhicule. Oups !

Il nous fallait donc sauter à terre, dans la nuit noire, éclairés d’une unique lampe de secours que Gerhard dirigeait vers la berge. On se faisait des politesses pour sauter, personne ne se précipitant pour passer en premier. J’avais bien dû y aller à mon tour, mais pas avant d’avoir fait jurer Gerhard qu’il n’y avait pas de crocodiles dans cette rivière. Et évidemment, j’avais glissé au moment de toucher le sol, et pendant un quart de seconde, je m’étais imaginé trempé comme une soupe dans les eaux glacées et boueuses de la rivière, mais un bras providentiel m’avait agrippé de justesse. C’était l’un des deux jeunes gars, un costaud qui devait sûrement faire du rugby ou du body building lors de ses heures de loisirs. Il m’avait probablement sauvé la vie et je l’avais remercié d’une bourrade amicale. Nous avions ensuite marché en file indienne pendant quelques minutes à travers des fourrés qui nous fouettaient le visage et nous lacéraient la peau, nos pas s’enfonçant dans un sol boueux et marécageux, éclairés de la faible lumière de nos seuls GSM, craignant à tout moment qu’un serpent, une araignée géante ou un léopard affamé ne nous saute dessus. Je me croyais dans le film « la montagne du Dieu cannibale » avec Ursula Andress.

Nous étions arrivés finalement sur une piste, ou plutôt un sentier, où, selon Gerhard, une voiture du lodge allait venir nous récupérer. Il essayait de se donner une composition, mais on voyait qu’il n’en menait pas large. Il nous avait demandé, d’un ton faussement jovial, ce qu’on devait faire au cas où on se retrouvait dans la brousse, isolés, dans la nuit. Comme personne n’avait vraiment envie de jouer aux devinettes, il nous avait donné les bonnes réponses : 1) il fallait allumer un feu pour se chauffer et tenir les prédateurs à distance, et 2) grimper dans un arbre pour se protéger des lions. Moi, ça m’avait surpris, car je me disais que si on allumait un feu, ce serait mieux de rester autour plutôt que de grimper à un arbre, mais soit ! Je n’avais aucune envie d’argumenter. On ne voyait pas grand-chose aux alentours mais, dans l’obscurité, un seul arbre avec des branches assez basses pour y grimper se détachait à proximité. J’imaginais mal qu’on puisse y grimper à sept. Et, de toute façon, pour y arriver, il fallait encore passer à travers des herbes hautes et des buissons touffus et épineux qui devaient être plein d’insectes et autres animaux rampants. Très peu pour moi ! J’avais donc suggéré à Gerhard de commencer par le feu, surtout que je caillais des billes. Mais il nous en avait dissuadés, persuadé que les secours seraient là très rapidement.

Mais les minutes n’en finissaient pas de s’égrener. Nous nous tenions groupir, les uns serrés auprès des autres, au milieu du sentier, aucun de nous n’osant s’éloigner du groupe. Nous essayions bien de rigoler un peu pour nous remonter le moral mais on sentait que c’était forcé. J’ai vu tellement de films comme cela. Tout commence bien : ambiance feutrée, détendue, entre trois ou quatre couples ; ça rigole, ça flirte même, et puis tout à coup, c’est l’horreur, la panique : Un à un, les protagonistes disparaissent, happés par un grand requin blanc, par un monstre préhistorique ou par un zombie … Comme vous voyez, mon imagination tournait à cent à l’heure…

Après une vingtaine de minutes, Gerhard avait décidé de retourner au bateau pour rappeler à nouveau le lodge par radio, car évidemment nous n’avions pas de réseaux avec nos GSM. Il avait emporté la lampe, nous abandonnant donc temporairement avec la faible lueur de trois GSM, car la batterie des autres avait déjà rendu l’âme. À ce moment, un bruit lugubre avait déchiré la nuit. C’étaient des hippopotames braillards. Ils avaient dû sortir de l’eau à quelques dizaines de mères de nous, étaient visiblement nombreux et, d’après leurs grognements, semblaient se rapprocher de nous. Vous ne le savez peut-être pas, mais l’hippopotame est l’un des animaux les plus dangereux de la brousse. Il y a chaque année 3.000 morts d’homme par les hippopotames, broyés par leurs terribles mâchoires aux dents acérées, ou piétinés. Ils sont très agressifs dès qu’ils perçoivent une intrusion dans leur territoire, ou un obstacle sur leur passage. Trois mille morts par an, c’est davantage que les crocodiles (2.500 attaques mortelles), quinze fois plus que les buffles (200 morts) et quarante fois plus que les lions (75 morts). Je voyais déjà les gros titres dans les journaux du lendemain : « Ils gagnent un séjour de luxe en safari, et meurent piétinés par une horde d’hippopotames déchaînés ». Au final, il nous avait fallu patienter près d‘une heure avant que les secours ne réussissent à nous localiser, mais heureusement ils étaient quand même arrivés avant les hippopotames …

Plus tard dans la soirée, une fois rentrés au lodge et pour nous remettre de nos aventures, tout le monde avait été convié à un grand « boma » (un immense barbecue avec buffet à volonté dans un enclos protégé du lodge) et je m’étais retrouvé près de Gerhard. In petto, je lui avais demandé à combien il estimait nos chances de survie si on avait dû passer la nuit dans la brousse. Il m’avait répondu : « Pas plus de 20 % », sur un air extrêmement grave. Lui, ce n’était pas tant les hippos que les lions qu’il craignait car, disait-il, c’était un des endroits de la réserve où on les apercevait très fréquemment …

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Ces émotions nous avaient épuisés, Catherine et moi, et nous avions dormi comme des souches. Le lendemain matin, dès potron-minet, nous étions repartis en 4X4 pour assister au lever du soleil sur des paysages fabuleux. Ce matin-là, c’étaient surtout les girafes qui nous avaient ravis. Je n’en avais jamais vues autant de ma vie. Je peux rester des heures à les regarder. Je trouve qu’elles sont tellement gracieuses. On en voyait une bonne vingtaine près d’un point d’eau, elles se ressemblaient toutes, mais pourtant chacune avait un pelage bien unique. Quel spectacle ! Le reste de la journée, nous avions cocooné dans notre tente des mille et une nuits, et flâné au lodge profitant du buffet somptueux et des rayons de soleil toniques de ce début d‘hiver austral. En fin de journée, nous étions repartis en brousse. Cette fois, pas de promenade en bateau au programme, mais bien un tour dans la réserve et puis un diner aux chandelles en brousse, sous la protection de rangers, armés cette fois. Mais auparavant, il nous était encore arrivé une histoire comique que je m’en vais vous raconter …

Hello Jumbo !

À un moment donné, nous nous étions retrouvés tout près d’un grand éléphant male isolé qui se délectait des feuilles suaves d’un arbuste situé juste le long de la piste. Gerhard avait coupé le moteur de la jeep. Nous étions à cinq ou six mètres à peine. Le pachyderme nous observait autant que nous l’observions. A la longue, notre présence avait fini par l’importuner car il avait commencé à montrer des signes d’agressivité : les oreilles déployées en éventail, battant d’avant en arrière, la tête relevée, le front en avant, la trompe se balançant de droite à gauche… C’était impressionnant. Et tout à coup, la radio du véhicule avait craché un message en afrikans que je n’avais pu décrypter. Mais Gerhard avait soudain paru surexcité. Il s’était tourné vers nous et les autres occupants du véhicule, expliquant qu’il fallait se mettre en route toute affaire cessante et désolé pour l’éléphant. Et là, il m’avait étonné, le Gerhard. Dans les guides de survie en brousse, on vous apprend que face à un éléphant menaçant, il faut battre lentement en retraite, sans lui tourner le dos, faire profil bas, si possible faire un détour pour l’éviter, bref : éviter à tout prix la confrontation, … Gerhard, lui, il avait fait tout le contraire. Il avait allumé le moteur de la jeep et le faisait vrombir comme s’il allait prendre le départ des 24 heures de Francorchamps. En plus, il klaxonnait comme un malade et gesticulait en hurlant des incantations et des gros mots en Afrikaans. Nous étions, Catherine et moi, assis tout à l’arrière du véhicule, sur la partie surélevée, presque à portée de sa trompe (surtout la Catherine qui était assise du coté éléphant). À nouveau, j’imaginais les grand titres dans la presse du lendemain : « Elle gagne un voyage de rêve en Afrique du sud et meurt piétinée par un éléphant en furie », et en sous-titre : « Son mari indemne déclare : « Elle qui aimait tellement les safaris ne pouvait pas rêver d’une plus belle mort ». Mais, au final, c’était Gerhard qui avait eu raison de l’éléphant. Il avait battu en retraite tout penaud, la queue entre les jambes, les oreilles en berne et la tête basse.

À présent, Gerhard roulait à toute allure sur la piste défoncée, menaçant d’écraser au passage une dizaine de gnous, un troupeau d’impalas et une horde de zèbres. Du haut de leur cinq mètres, des girafes débonnaires nous regardaient foncer, médusées, en fronçant les sourcils comme moi quand un taxi de Jobourg me fait une queue de poisson. Catherine et moi, nous tressautions à l’arrière du véhicule comme des balles de tennis, en se demandant quel diable l’avait donc piqué. Ce devait sûrement être un événement exceptionnel pour qu’il fonçât ainsi à tombeau ouvert. Peut-être une femelle rhino ou une éléphante qui mettaient bas leur petit ? Ou des félins qui venaient d’abattre une proie ? Nous retenions notre souffle et nous accrochions à tout ce que nous pouvions pour ne pas basculer hors du véhicule, y compris l’un à l’autre.

Et finalement, nous avions débouché sur une immense clairière. Déjà quatre véhicules du lodge nous avaient précédés. Première impression : ce n’était pas des félins car les occupants des autres véhicules avaient mis pied à terre et observaient quelque chose de près qu’ils mitraillaient de leurs caméras. Notre curiosité était piquée au vif, mais Gerhard ne voulait rien dire. Il nous avait finalement déposés tout près de l’animal, et était lui-même au comble de l’excitation. Mais nous avions rapidement déchanté. En fait, ce n’était qu’un armadillo, un bête pangolin, vautré sur une fourmilière, la tête plongée bien profond au sein de celle-ci, et qui se délectait de ce festin. On s’était entre-regardés avec ma petite Loupette : quoi ? Tout ça pour ça ? Un stupide armadillo ! J’avais regardé Gerhard dans le blanc des yeux et lui avais expliqué que, du temps où nous étions au Texas, j’en voyais au moins trois ou quatre, tous les soirs, en rentrant du boulot, la plupart du temps écrasés sur le bas-côté par les gros pick-up trucks des cow-boys texan… Ça l’avait surpris. Lui, ce n’était que son troisième en 25 ans de carrière … Il s’était excusé du dérangement, mais on lui avait dit que ce n’était pas grave. Tout le monde dans le groupe semblait si content. On entendait des « Oh ! » et des « Ah ! » un peu partout. Dans l’obscurité naissante du crépuscule, les flashes crépitaient autour de l’animal, pire que lors du passage de George Clooney sur le tapis rouge de la croisette. Nous les avions laissés s’exclamer et avions pris un peu de distance, Catherine et moi, afin d’admirer le coucher de soleil sur la savane. C’était magique : le jaune, l’ocre et le rouge se mélangeaient dans un festival de couleur … Quel moment inoubliable.

La nuit qui avait suivi avait été peu reposante. Un lion avait décidé de venir rôder pas très loin du lodge. C’était apparemment un lion très grognon, car nous l’avions entendu rugir toute la nuit. C’était raté pour le sommeil, mais quel formidable souvenir que cette nuit à Marataba déchirée par les rugissements de ce lion… N’empêche, le lendemain matin, je n’étais pas très frais et j’avais décidé de faire l’impasse sur le safari. J’avais la flemme de me lever aux aurores et j’avais préféré profiter encore un peu de mon lit douillet dans cette tente digne de stars de Hollywood. Mais j’avais eu bien tort. Gerhard avait repéré les traces du lion empêcheur de dormir en rond, et ils l’avaient suivi en jeep avec ses deux femelles pendant près d’une heure. Catherine en avait ramené un reportage photos extraordinaire. Bah ! Ce n’est pas grave; ainsi j’aurai une bonne raison de revenir à Marataba. Surtout que nous n’avons pas vu de léopard non plus…

C’était un formidable séjour, riche en émotions et aventures. Si vous y allez, un petit conseil : demandez Gerhard comme ranger, il est super ! C’est un vrai pisteur. Il sait lire dans la brousse comme dans un livre ouvert ! Mais s’il vous propose une promenade en bateau, méfiez-vous quand même, des fois qu’il vous referait le coup de la panne … 🙂

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9 réponses à « Branle-bas de combat à Marataba »

  1. Avatar de Anne-Marie Hemroulle
    Anne-Marie Hemroulle

    Waouh ! un bon moment en perspective. Merci JP. Date: Sat, 4 Jul 2015 17:35:44 +0000 To: ahemroulle@hotmail.com

  2. Cher JP, je connaissais la fin, HEUREUSEMENT ! A chacun, sa petite(?) dose d’adrénaline, mais quand même,prenez garde, la nature, sans crier gare, reprend parfois ses droits !
    Tu chroniques toujours aussi bien. Bravo !
    Moi, j’attends…le manuscrit, Presse-toi s’te plait
    Bises

    1. Merci maman ! Ravi que tu aies pris du plaisir à la lecture de ma prose. Je te promets qu’on ne le fait pas exprès tout ce qui nous arrive !

  3. Toujours aussi fan de mon cousin préfèré!!!
    Dont les superbes chroniques sont toujours trop rares !!! Oui …je sais …pas que cela a faire …mais tu t’es constitué un fan club pense un peu plus souvent à eux !! Ce qui est fantastique , c’est que tu as déjà toutes les astuces du pro ..entame calme et banale ,rapide mise en appétit décors superbes etc. Personnage bien typés. .. et puis on croit entendre la musique des dents de la mer .. ça s’emballe et on a honte mais on se réjouit des probs qui vont encore …vous tomber dessus . Cath étant la partenaire idéale pour toutes ces aventures d’ailleurs ..toi tu dois être mentalement déjà en train d’écrire ton article alors que ta chère et tendre garde les deux pieds bien sûr terre! ! Changez rien …c’est parfait !! Il va encore vous arriver des bricoles pour ….notre plus grand plaisir de lecteurs !!!
    .

    1. Merci ma chère cousine. Tes commentaires de connaisseuse littéraire me vont toujours droit au cœur. J

  4. jean marie devore et te trouve comme moi ,…..GENIAL !! c’est court mais sincère !!!!

  5. Waouh!!!! Je reconnais bien la famille d’Indiana Jones mais en plus marrant

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