Difficile de ne pas être impressionné lorsqu’on débarque pour la première fois à Shanghai.
On a tous de vieux clichés sur la Chine enfouis quelque part dans la tête, qui nous viennent des livres de notre enfance, ou des images vues à la télévision.
Mais Shanghai surprend. Elle n’a plus grand chose à voir avec le « Paris de l’Orient » qu’elle était autrefois, et Il faut faire un gros effort pour y retrouver quelque trace de ce dont Hergé s’inspira lorsqu’il écrivit « Tintin le Lotus Bleu ».
Pourtant Shanghai ne déçoit pas le visiteur. Même le touriste à la recherche de pittoresque reste interdit devant ces foules à bicyclette, ces chantiers à l’infini où s’activent des milliers de fourmis humaines. Shanghai est une ville de 12 millions d’habitants, une ville en marche.
C’était probablement ce genre de réflexions qui m’habitaient, lorsque le nez à la fenêtre de mon taxi, je regardais défiler ce décor un peu surréaliste le long de la route qui me conduisait à mon hôtel, le soir du vendredi 20 janvier 1995.
J’étais à la fois fier et inquiet de la responsabilité qui m’incombait, celle d’ouvrir un Bureau de Représentation de la Région Wallonne de Belgique dans cet univers nouveau où je ne connaissais personne et où personne ne me connaissait.
Heureusement ces considérations un peu contemplatives ont vite été balayées par l’ampleur de la tâche qui m’attendait et par l’excitation qui m’a rapidement gagné.
C’est vrai qu’il est difficile de rester inactif dans une ville comme Shanghai, une ville où tout bouge … même la terre quelques fois…


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